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	<title>Vincent Leray - Oeuvres vives - Zoomorphie - Matière sensible</title>
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	<description>Glissement, métissage, hybridation</description>
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		<title>47 ports, 47 escales</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 13:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>leraf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le projet Œuvres Vives se définit comme un tour du monde à bord d’un voilier imaginaire sillonnant la frange littorale des côtes françaises selon un axe nord-sud, reliant Dunkerque &#8211; La Réunion par les voies navigables du réseau Internet.
Les escales qui constituent ce programme de navigation sont déterminées d’après l’implantation des 47 quartiers maritimes installés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le projet <em>Œuvres Vives</em> se définit comme un tour du monde à bord d’un voilier imaginaire sillonnant la frange littorale des côtes françaises selon un axe nord-sud, reliant Dunkerque &#8211; La Réunion par les voies navigables du réseau Internet.<br />
Les escales qui constituent ce programme de navigation sont déterminées d’après l’implantation des 47 quartiers maritimes installés sur le littoral.<br />
Le tracé de cette route maritime qui croise 47 ports installés sur 3 façades maritimes traverse une partie des anciennes colonies françaises situées en départements et régions d’outre-mer (DROM et POM). Un quartier maritime est une subdivision administrative française chargée de représenter localement le ministre de la mer ; l’une de ses fonctions est d’immatriculer les navires de plaisance. Ce domaine maritime, aujourd’hui divisé en 47 secteurs est représenté par ses quartiers et ses ports d’attache regroupant 38 stations établies en France métropolitaine, 2 en Corse et 7 en territoire outremer. Les navires de plaisance naviguant dans les eaux maritimes doivent être francisés par la douane et immatriculés dans un port par les affaires maritimes. Les marques d’identité du navire sont représentées par deux initiales identifiant son quartier d’immatriculation. Ces doubles lettres doivent s’inscrire clairement à la hauteur des <em>Œuvres mortes</em>** du navire.<br />
Dunkerque ; quartier maritime situé le plus au nord de la frange littorale des côtes françaises, est défini comme point de départ. Le navire longera progressivement les côtes de la Manche Mer-du-Nord, Atlantique et Méditerranée, puis quittera le continent pour atteindre la Corse. La traversée prendra des allures au long cours en rejoignant Saint-Pierre et Miquelon. Le navire atteindra les côtes américaines pour faire escale à Pointe-à-Pitre, Fort-de-France et Cayenne, avant de relier le canal de Panama par le Pacifique. Débuteront alors les longues étapes océaniques de l’hémisphère sud vers Papeete et Nouméa en traversant l’Océan Indien pour finalement rejoindre La Réunion.<br />
La durée de cette traversée accomplit selon des conditions météo satisfaisantes est estimée à environ 18 mois de mer. Ces prévisions sont établies d’après des instructions nautiques étudiées en collaboration avec le marin navigateur Vincent Villain.***<br />
Le 27 novembre 2006, <em>Œuvres Vives</em> largue ses amarres dans le but d’accomplir un tour du monde à la voile en 47 escales avec assistance, espérant couvrir une distance d’environ 25 000 milles nautiques, sans les contraintes du temps.<br />
Cette date correspond aux premiers jours d’une navigation par les voies électroniques. Le départ est donné par un premier équipier qui embarque le 14 décembre 2006. Depuis, la croisière poursuit sa route, louvoyant le long d’une façade maritime ou croisant au large durant des mois, parfois sans donner signe de vie, à la recherche d’un équipage&#8230; </p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Janvier 2006, premières semaines de navigation</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;*Œuvres vives : parties d’un navire situées au-dessous de la ligne de flottaison.<br />
**Œuvres mortes : parties d’un navire situées au-dessus de la ligne de flottaison.<br />
***La navigation maritime du projet Œuvres vives est réalisée avec la collaboration du marin navigateur Vincent Villain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/13Novemebre.jpg" alt="Anse de Pouldouhan" title="Anse de Pouldouhan" width="590" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1478" /></p>
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		<title>47 ports, 47 escales, 47 voyageurs</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 13:00:04 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[oeuvres vives]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvres vives - texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la nature première du projet s’inscrit dans une pratique des arts visuels, un prolongement de l’œuvre s’émancipe d’un vocabulaire plastique pour s’associer aux langages de la littérature.
Ce corpus littéraire consiste à réunir un équipage de 47 voyageurs, en invitant écrivains, poètes, artistes, critiques d’art ou scientifiques à construire un récit autour d’un port.
Les participants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si la nature première du projet s’inscrit dans une pratique des arts visuels, un prolongement de l’œuvre s’émancipe d’un vocabulaire plastique pour s’associer aux langages de la littérature.<br />
Ce corpus littéraire consiste à réunir un équipage de 47 voyageurs, en invitant écrivains, poètes, artistes, critiques d’art ou scientifiques à construire un récit autour d’un port.<br />
Les participants sont libres de choisir eux-mêmes leur destination. Chaque équipier conserve toute liberté pour définir un traitement littéraire qui lui convient : récit, poème, réflexion philosophique, politique, scientifique, écologique, entretien&#8230; L’approche littéraire qui reste ouverte peut tout aussi bien se rattacher à la description d’un lieu, l’évocation d’un souvenir ou encore s’établir autour d’une pure fiction. Parallèlement aux résonances poétiques de l’expédition, le projet soulève des enjeux politiques en traversant les territoires d’outremer issus d’anciennes colonies françaises.<br />
Durant l’événement d’une première exposition du projet Œuvres Vives qui s’est déroulé à Nantes en mars 2007, l’équipage comptait 4 participants. Au fil des rencontres, le voyage se poursuit, empruntant les canaux d’une nouvelle voie navigable : le réseau Internet.<br />
Les conditions de navigation s’expérimentent ici selon un régime à plusieurs vitesses. Si une route maritime a réellement été tracé, révélant un ensemble d’informations nautiques situées dans le temps et l’espace, celle-ci se superpose désormais à une seconde navigation devenue électronique, virtualisée par la diffusion du projet sur Internet. La rencontre avec un participant s’établit par messagerie électronique (obtenue parfois via un éditeur). Cette prise de contact peut également se produire par une rencontre physique, ou encore par voie postale. L’embarquement d’un auteur va engendrer la création d’une Feuille de Route. Cette page du journal de bord, respective à chaque individu, est diffusée vers une large audience qui suit l’itinérance de l’expédition.<br />
C’est essentiellement à travers l’info-sphère des voies navigables du Web que le navire poursuit aujourd’hui sa route «recrutant» ainsi ses équipiers ici ou à l’autre bout du monde. À la diversité d’horizons littéraires des participants, se superpose une prise en compte de leurs situations géographiques.<br />
Parallèlement à la durée de vie temporaire d’une condition plastique du projet et ses modalités d’expositions inscrites dans un espace physique, il s’agit désormais de dépasser les seules limites du lieu de réception traditionnelle. En se confrontant aux canaux navigables d’une nouvelle redistribution de l’œuvre, le projet traverse une succession de caps et d’étirements du temps dans un espace sans limites géographiques, à l’échelle du globe.<br />
Ce tour du monde à la voile, guidé par l’immensité de l’océan et les relations humaines, chemine vers une expérience à la fois participative et solitaire, explorant les dimensions spatio-temporelles d’une aventure où se télescopent monde imaginaire et monde réel.<br />
Les frontières se brouillent entre une histoire réellement vécue et la seule projection mentale. Ce voyage a-t-il déjà eut lieu, se situe-t-il autour d’une expérience à vivre dans le futur, ou bien n’est-ce qu’une aventure purement fictive ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/leray.jpg" alt="Point de la Parata" title="Point de la Parata" width="590" height="136" class="aligncenter size-full wp-image-1426" /></p>
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		<title>Les quartiers maritimes en France</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:59:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[oeuvres vives - quartiers maritimes]]></category>

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		<description><![CDATA[Un quartier maritime est une sub-division administrative française chargée de représenter localement le ministre chargé de la mer. Un de ses rôles est l&#8217;immatriculation des navires, la règle étant que deux navires d&#8217;une même catégorie ne peuvent porter le même nom dans le même quartier maritime alors que le peuvent, par exemple, un navire de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un quartier maritime est une sub-division administrative française chargée de représenter localement le ministre chargé de la mer. Un de ses rôles est l&#8217;immatriculation des navires, la règle étant que deux navires d&#8217;une même catégorie ne peuvent porter le même nom dans le même quartier maritime alors que le peuvent, par exemple, un navire de commerce et un navire de plaisance ou de pêche. Le port d&#8217;attache correspondait historiquement à la zone d&#8217;armement habituel du bateau et par conséquent au lieu de son immatriculation.<br />
De nos jours avec l&#8217;avènement des pavillons de complaisance, le port d&#8217;attache ne correspond pour beaucoup qu&#8217;à son lieu d&#8217;immatriculation. Quelques navires n&#8217;ont même jamais touché leur port d&#8217;attache. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/oe_qm.gif" alt="liste des quartiers maritimes en france" title="liste des quartiers maritimes en france" width="590" height="833" class="aligncenter size-full wp-image-958" /></p>
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		<title>Oursins et animaux rayonnants</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:59:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;exposition, contexte/scénario
À l’origine d’un projet, il est toujours question d’observer une situation en visant des enjeux ethnologiques, poétiques ou critiques de l’environnement maritime.
Les conditions d’exposition vont intégrer la construction d’un contexte qui va orienter la trame d’un scénario dessinant l’ossature du projet en fonction d’une composante, d’une circonstance ou d’une actualité.
Ce type de projet donne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;exposition, contexte/scénario</strong><br />
À l’origine d’un projet, il est toujours question d’observer une situation en visant des enjeux ethnologiques, poétiques ou critiques de l’environnement maritime.<br />
Les conditions d’exposition vont intégrer la construction d’un contexte qui va orienter la trame d’un scénario dessinant l’ossature du projet en fonction d’une composante, d’une circonstance ou d’une actualité.<br />
Ce type de projet donne à voir un dispositif qui considère la pratique de l’exposition comme un élément constitutif de l’œuvre.<br />
Chaque projet ne s’expérimente plus comme une proposition d’objets stabilisés et définitifs, mais comme un réseau de séquences randomisées, d’oeuvres composites qui dialoguent, s’articulent et se déploient en fonction des enjeux portés par l’exposition.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/vincent-leray-expo-museum-histoire-naturelle-nantes.jpg" alt="Oursins et animaux rayonnants" title="Oursins et animaux rayonnants" width="590" height="4698" class="aligncenter size-full wp-image-1376" /></p>
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		<title>Dunkerque &#8211; La Réunion</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:58:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[oeuvres vives - escale]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/dunkerque.gif" alt="dunkerque" title="dunkerque" width="590" height="833" class="aligncenter size-full wp-image-1060" /></p>
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		<title>Ripple-marks</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:58:02 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/vincent-leray-expo-ripple-matks-erban-nantes.jpg" alt="Ripple-marks - ERBAN Nantes" title="Ripple-marks - ERBAN Nantes" width="590" height="3107" class="aligncenter size-full wp-image-1380" /></p>
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		<title>L&#8217;étoile Mystérieuse</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:57:51 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/vincent-leray-expo-etoile-mysterieuse-saint-nazaire.jpg" alt="L’Étoile Mystérieuse" title="L’Étoile Mystérieuse" width="590" height="4144" class="aligncenter size-full wp-image-1384" /></p>
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		<title>L’immatriculation des navires</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:57:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[oeuvres vives - lettres & chiffres pêchants]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les navires de plaisance naviguant dans les eaux maritimes doivent êtres francisés par la douane et immatriculés dans un port d’attache par les services des affaires maritimes*. Les marques extérieures d’identité du navire doivent être représenté par deux initiales identifiant son quartier d’immatriculation. Ces doubles lettres doivent êtres inscrites clairement à la hauteur des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les navires de plaisance naviguant dans les eaux maritimes doivent êtres francisés par la douane et immatriculés dans un port d’attache par les services des affaires maritimes*. Les marques extérieures d’identité du navire doivent être représenté par deux initiales identifiant son quartier d’immatriculation. Ces doubles lettres doivent êtres inscrites clairement à la hauteur des œuvres mortes ou des superstructures de la coque du navire. Le nom porté par le navire doit également être inscrit lisiblement sur sa coque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Les affaires maritimes représentent une administration française dépendant du Ministère de l’écologie, du Développement et de l’Aménagement durable, issue de l’inscription maritime mise en place par Jean-Baptiste Colbert (1640-1651).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/corbo-des-mers-.gif" alt="Sloop langoustier de 14 mètres : Corbeau des Mers" title="Sloop langoustier de 14 mètres : Corbeau des Mers" width="590" height="309" class="aligncenter size-full wp-image-1493" /></p>
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		<title>Les lettres et les chiffres pêchants</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:56:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[oeuvres vives - lettres & chiffres pêchants]]></category>

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		<description><![CDATA[La petite pêche n’a pas entièrement abandonné toutes ses traditions. C’est ainsi que subsiste encore sur le littoral des côtes bretonnes, un usage qui consiste à enjoliver le matricule des lettres et des chiffres indiquant sur la coque d’un bateau, le numéro d’immatriculation déclaré à l’administration maritime.
Cette tradition découle d’une ancienne croyance selon laquelle le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La petite pêche n’a pas entièrement abandonné toutes ses traditions. C’est ainsi que subsiste encore sur le littoral des côtes bretonnes, un usage qui consiste à enjoliver le matricule des lettres et des chiffres indiquant sur la coque d’un bateau, le numéro d’immatriculation déclaré à l’administration maritime.<br />
Cette tradition découle d’une ancienne croyance selon laquelle le pied des chiffres droits et raides (1, 4, 7) trop mécanique, était considéré comme non pêchant. Aussi, pour conjurer le mauvais sort, le pêcheur breton prend-il soin d’agrémenter chaque bâton vertical à sa racine d’un crochet souple dessinant la forme d’un hameçon, ce qui lui permet d’espérer de bonnes marées. Lorsque ces chiffres pouvaient adopter le dessin d’un hameçon (2, 3, 5, 9), il était de bon augure de les considérer comme pêchant.<br />
Les pêcheurs étendent cette tradition aux initiales des quartiers maritimes, les ornant de courbes et d’arabesques auxquelles on ajoutait des pointes d’hameçons, pour les rendre également plus pêchant. Souvent, un petit trèfle, deux points ou une hermine souligne le passage de la lettre au chiffre. C’est parfois un homme du chantier qui trace le graphisme à la pointe de son couteau, mais le plus souvent, c’est un marin particulièrement adroit. L’ensemble de ces caractères, dit « à barbes ou à crochets », était tracé puis gravé sur la coque afin d’en retrouver facilement les contours lorsqu’il fallait repeindre les bateaux. L’ensemble de ces ciselures décoratives qui s’interprètent également comme une recherche esthétique apparaît vers les années 1895 dans le port de Douarnenez. Elles se répandent sur les côtes bretonnes à partir des années 1900.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/newPeche1.gif" alt="Chiffres pêchants" title="Chiffres pêchants" width="590" height="129" class="aligncenter size-full wp-image-1517" /><br />
<img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/sdsd.gif" alt="Les lettres et les chiffres pêchants" title="Les lettres et les chiffres pêchants" /></p>
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		<title>Vanikoro</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 12:55:39 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.vincent-leray.com/wp-content/uploads/2009/07/vincent-leray-expo-vanikoro-la-perouse-nantes.jpg" alt="Vanikoro - Hôtel La Pérouse, Nantes - 2005" title="Vanikoro - Hôtel La Pérouse, Nantes - 2005" width="590" height="1568" class="aligncenter size-full wp-image-1389" /></p>
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