Vincent Leray – Oeuvres vives – Zoomorphie – Matière sensible
Zoomorphie
Glissement, métissage, hybridation

Le projet Zoomorphie trouve ses fondements à partir d’une saisie photographique de la structure calcaire des oursins.
Les oursins (Échinidés) constituent un groupe d’échinodermes libres particulièrement diversifiés et adapté à la plupart des niches écologiques marines.
La construction solide de l’oursin est constituée par un assemblage de plaques calcaires jointives, géométriquement organisées en cinq secteurs identiques qui forment un test rigide.
Lorsque l’organisme évolue dans l’écosystème de son milieu marin, l’enveloppe structurelle de l’animal est invisible, elle est masquée par la présence d’un tissu dermique épineux.
La structure résiduelle de l’objet révèle la marque d’une empreinte géométrique dont le motif est constitué de cinq modules rayonnants autour d’un axe central.
C’est seulement lorsque la forme ovoïde est réduite à l’état squelettique que l’enregistrement photographique devient réalisable.

Oeuvres vives*
47 ports, 47 escales, 47 voyageurs

Oeuvres Vives se définit comme un tour du monde à bord d’un voilier imaginaire sillonnant les océans du globe selon un axe nord-sud, reliant Dunkerque –
La Réunion par les voies navigables du réseau Internet. Les 47 escales qui constituent ce programme de navigation sont déterminées d’après l’implantation géographique des 47 quartiers maritimes français installés le long du littoral.
Si les origines du projet s’inscrivent dans un vocabulaire plastique, un prolongement de l’œuvre s’associe aux langages de la littérature. Ce corpus littéraire consiste à réunir un équipage de 47 voyageurs - écrivains, poètes, artistes, critiques d’art – à construire un récit autour d’un port d’escale.
Chaque participant qui embarque virtuellement choisi une destination ainsi qu’un traitement littéraire qui lui convient.

*Oeuvres vives : parties d’un navire situées au-dessous de la ligne de flottaison.

Matière sensible
L’image comme document

À partir du projet initial de créer un corpus d’image photographique situé dans le champ d’une pratique documentaire, Matière Sensible débute une vaste compilation encyclopédique des formes visibles observées dans le règne animal et le règne végétal.
La diversité de ces recensements développés par ensembles thématiques repose sur les aptitudes d’un monde naturel à ébaucher des schémas organiques marqués par des principes de constructions propres.
Dans l’esprit d’une tradition documentaire qui parcourt l’histoire de la photographie, Matière Sensible cherche à mettre en valeur un environnement, un patrimoine scientifique inscrit dans le contexte historique d’une région.
Matière Sensible met en œuvre la production d’inventaire photographique en focalisant ses recherches sur l’identité d’une collection constituée d’éléments uniques ou porteurs d’une mémoire significative.